La crise s'étend au monde entier. La crise financière, partie du secteur immobilier aux Etats-Unis, a gangrené peu à peu l'ensemble du système bancaire mondial. Elle s'ajoute aux menaces contre tous les secteurs essentiels à la vie humaine, depuis le logement jusqu'à la santé, l'alimentation et le climat. Cette crise globale est accentuée par la généralisation de la spéculation à toute activité, à toute ressource et à la vie elle-même.

En moins de deux ans, le riz, le blé, le maïs, base de l'alimentation d'une majorité de la population mondiale, ont vu leurs prix s'envoler. On nous dit que c'est la faute aux Chinois, aux Indiens, aux Brésiliens, qui veulent manger trois fois par jour. Peut-on croire que la hausse de la demande peut provoquer une poussée aussi brutale des prix en l'espace de quelques mois ? En réalité, au fur et à mesure que les gérants de fonds de placement ont pris conscience que les titres financiers qu'ils possédaient risquaient d'être dévalorisés par la crise boursière, ils ont cherché des "valeurs refuges" comme les matières premières et les denrées alimentaires. En effet les prix de ces produits n'ont, à long terme, que peu de risques de baisser, parce que leur demande aura, dans l'avenir, tendance à augmenter. Cette tendance de fond s'est transformée en mouvement brutal qui frappe avec violence les populations les plus fragiles. Sur le continent africain et dans certaines parties de l'Asie, des émeutes de la faim ont commencé à éclater. En effet, les populations de ces pays sont à la merci de hausse de prix du fait de la politique du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale. Cette politique a consisté à imposer la suppression des subventions sur les denrées de base et l'affectation des meilleures terres à des cultures d'exportation au détriment des cultures vivrières. Aujourd’hui, les prix ne sont plus régulés, à cause de la libéralisation décidée par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Circonstance aggravante : le monde va se trouver prochainement en panne de pétrole et de gaz. Au lieu de commencer à réviser nos modes de transport et nos systèmes énergétiques, la course aux agrocarburants est engagée. Les multinationales qui se sont emparées des ressources fossiles et les grands propriétaires terriens ont choisi : plutôt faire des profits en produisant de l'éthanol et du diester à base de plantes que de laisser les populations se nourrir. La spéculation sur la terre a donc un bel avenir devant elle ! !!!Pour endiguer la catastrophe qui s'annonce,

quelles sont les alternatives ?
Nous vous invitons à en débattre avec nous
au Café Philo à l'initiative des associations Ulysse et ATTAC 95 Sud

Le Jeudi 6 novembre à 20h30

Au Centre Culturel d'Eaubonne, L'Orange Bleue,
7 rue Jean Mermoz, 95600 EAUBONNE

avec Jacques Cossart,

membre du conseil scientifique d'ATTAC FRANCE

Pour plus d’informations : ATTAC Val d'Oise Sud
Espace Nelson Mandela 82 Bd du général Leclerc 95100 Argenteuil
Tél : 06 67 50 69 58 , Courriel : attac95sud@attac.org
Site internet : www.local.attac.org/attac95sud