PREVENTION

D’après le Lexique de l’ancien français (Honoré Champion, Paris) : "Prevencion : action d’arriver le premier, primauté, privilège, prévoyance."

D’après le Nouveau Dictionnaire de la langue française, Paris (1857) : "Opinion favorable ou plus souvent contraire avant l’examen : juger sans prévention. Action de devancer l’exercice du droit d’un autre. Etat d’un prévenu. La prévention fait pencher l’âme à juger favorablement ou défavorablement d’un objet. La prévention ôte l’impartialité."

D’après le Dictionnaire des sens cachés, Larousse : "Devancer, anticiper ; « Les deux Hotham devaient rendre au roi cette place ; mais ils furent prévenus et décapités » (Bossuet) ; « Madame, mes refus ont prévenu vos larmes » (Racine) ; « Arrivez à l’heure, mais ne la prévenez pas » (Larousse)."

D’après Le Robert : "1637 : action de devancer. 1. Opinion, sentiment irraisonné d’attirance ou de répulsion antérieur à tout examen (préjugé) [Littré donne : « La prévention est une espèce de folie qui empêche de raisonner », Bossuet]. 2. Situation d’un prévenu (anciennement détention préventive). 3. Accusation (litt. : se débattre contre une prévention honteuse). 4. Ensemble de mesures préventives contre certains risques ; organisation chargée de les appliquer."

D’après Le dictionnaire historique de la langue française, (Robert, 2000), "Prévenir, du latin praevenire, littéralement venir avant. Prévention : 1580, prevencion, action de devancer, de prévenir en avertissant. Emprunt à l’astronomie (treizième siècle) pour « opposition » [Littré : … au soleil]. En moyen français, le mot désigne le fait de venir en premier, et, en ancien droit, le fait, pour une juridiction, de conférer un bénéfice vacant en devançant le collateur ordinaire (1594). Au seizième siècle, prévention a pris la valeur de précaution (1580, Montaigne), répandue depuis le dix-neuvième siècle en relation avec préventif (1883 : prévention des accidents). A aussi développé en droit le sens de « fait de considérer comme prévenu, de mettre en accusation » (Montaigne), sorti d’usage mais annonçant le sens de détention préventive. Désigne couramment l’état d’esprit d’une personne prévenue (1637), et un préjugé. Il s’est spécialisé en rhétorique (1706) pour une figure par laquelle on répond d’avance à une objection prévue. A donné préventorium, lieu de prévention des maladies pulmonaires (1908) ; préventionnaire pour une personne en détention provisoire (1914-1918) ; préventeur-trice (1960) ; préventologie-préventologue (1970)."

D’après Dictionnaire des synonymes : "I . Antipathie, défiance, grippe, parti pris = préjugé. II . Arrestation, détention, emprisonnement, garde à vue. III . Prophylaxie."

S.O.S

Samuel Morse (1791-1872), peintre et physicien américain, inventeur du télégraphe électrique (1832, breveté en 1840) d’après les travaux de Volta et d’Ampère. 1er message en janvier 1838. Première ligne 24 mai 1844 (Washington-Baltimore).

Il conçut également l’alphabet éponyme [voir le Quid] fait d’alternance de points et de traits (signaux électriques, optiques ou phoniques longs ou courts).

S = … O = --- S = …

Trois lettres sans signification autre qu’un signal international de détresse, prises pour la simplicité de leur code ; similaire à la sonnerie du téléphone.

SUICIDE

D’après le Lexique de l’ancien français (Honoré Champion, Paris) : "Ocire : tuer, massacrer - Ociant : mortel - Ocie : meurtre - Ocieur : meurtrier."

D’après le Nouveau Dictionnaire de la langue Française, Paris 1857 = "Action de se tuer. Celui qui se tue lui-même ; il se dit même en parlant d’une femme ; peu usité."

D’après Le dictionnaire historique de la langue française (Robert, 2000) : "''n. m. formé savamment (1734) d’après homicide. SUI : se, CIDE : tuer.

Le mot désigne à cette date l’action de causer volontairement sa propre mort et constitue le mot d’action pour se tuer. Il a signifié « personne qui se suicide » (1765 : un suicide, 1788 : une suicide, remplacé au début du dix-neuvième siècle par un suicidé, une suicidée).

Le mot est rare et discuté jusqu’à la fin du XVIIIe siècle et on lui préfère homicide de soi-même (Voltaire : « Du suicide ou homicide de soi-même », 1739). Par extension, suicide désigne, par figure, l’action de se nuire (1790), puis le fait de risquer sa vie sans nessécité (1820). Le mot s’est employé au XIXe siècle au sens de « mort causée par la victime elle-même »'' .

Le dérivé « se suicider » a été considéré comme mal formé, l’élément sui équivalant à se (1824, Académie) [Littré (1863) donne se suicider comme néologisme]. Par plaisanterie, suicider quelqu’un signifie le tuer (1819), spécialement : maquiller le crime en suicide (1912). Suicidant-e s’est employé pour qui tend au suicide (1855, Goncourt). Le mot a été remplacé par suicidaire (1901), en parlant d’un comportement, d’une personne ou de choses. Se dit aussi par figure de ce qui mène à l’échec (XXe siècle), ce sens devenant le plus courant.

D’après Dictionnaire des synonymes : "Se détruire, se donner la mort, se défaire, faire hara-kiri, se faire sauter (la cervelle/le caisson), se flinguer, s’immoler, mettre fin à ses jours, se saborder (fig.), se supprimer."

PHENIX

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PhénixLe Lexique de l’ancien français (Honoré Champion, Paris) donne "pheniceau : n.m., petit phénix.."

Le Gaffiot Latin-Français donne « Phœnix : 1. m., phénix (oiseau fabuleux). 2. f., le palmier. »

D’après Le Robert : "1. Animal fabuleux, unique de son espèce qui vivait plusieurs siècles et qui, brûlé, renaissait de ses cendres. 2. (1544) Personne unique en son genre, supérieure par ses dons, ses brillantes qualités. 3. (1903) Coq phénix : coq domestique du japon remarquable par le plumage de sa queue. 4. (1874) Botanique : phœnix."

D’après Le dictionnaire historique de la langue française (Robert, 2000) : "''Phénix : réfection savante de fénix (1121) emprunté au latin Phœnix, lui-même emprunté du grec phoinix (l’oiseau), peut-être dérivé de phoinos, « couleur pourpre ». Appliqué par métaphore à une personne unique, exceptionnelle (1176-1181).

Ce sens s’étend en langue classique à une chose (1668), et est d’un emploi ironique et négatif. L’analogie d’aspect a fourni l’ancien nom du paradisier (1874). Le sens de « palmier ornemental » (1690) est un emprunt indépendant (… de Phénicie).''"

D’après Le dictionnaire des symboles, Laffont - Bouquins : "''Selon Hérodote et Plutarque, oiseau mythique d’origine éthiopienne d’une splendeur sans égale et d’une extraordinaire longévité qui a le pouvoir de renaître de ses cendres. A l’approche de sa mort, il construit un nid de brindilles parfumées où il se consume de sa propre chaleur, pour renaître des ténèbres. Au Moyen-Âge, les Chrétiens en font le symbole de la résurrection du Christ et parfois celui de la Nature divine. A partir d’Origène, il devient sacré et symbole d’une « irréfragable volonté de survie ». Le phénix, disent les Arabes, ne peut se poser que sur la montagne de Qâf, qui est le pôle, le centre du monde. En Égypte, souvent figuré à la proue de nombreuses barques sacrées, il est associé à la révolution solaire et aux crues du Nil sous le nom de Bennou, ou héron pourpré. Al-Jîlî en fait le symbole de ce qui ne tire son existence que de son nom, comme l’idée du phénix ne peut être atteinte que par ce nom, et signifie ce qui échappe aux intelligences et aux pensées (aussi Dieu).

Les Taoïstes le désigne sous le nom de tanniao (oiseau de cinabre), le cinabre étant le sulfure rouge du mercure (alchimie : œuvre au rouge régénérant). Le phénix est une monture des Immortels. Le cheng est un instrument de musique imitant le chant surnaturel de l’oiseau. Le phénix mâle est symbole de félicité, femelle, il l’est de la reine. Ensemble, ils sont symbole d’union et de mariage heureux. Le phénix porte souvent une étoile pour indiquer sa nature céleste et la nature de la vie dans l’autre monde. Le magnifique et fabuleux oiseau mythique évoque : cycle solaire, résurgence cyclique, feu créateur et destructeur - dont le monde tient son origine et auquel il devra sa fin -, régénération et immortalité, sud, couleur rouge, splendeur, triomphe de la vie sur la mort.''"

D’après Dictionnaire des synonymes : "Aigle, as, fleur, génie, idéal, nec plus ultra, parangon, modèle, perfection, perle, prodige, reine, roi, trésor."