Rendez-vous le jeudi 7 mai à 20h30 à l'Orange bleue d'Eaubonne (95600). Avec Michel Besson, directeur de Minga.
mardi 5 mai 2009
Où en est le commerce équitable ?
Par Gaëlle le mardi 5 mai 2009, 16:25 - Saison 2008-2009
vendredi 1 mai 2009
Saison 2008-2009
Par Philippe le vendredi 1 mai 2009, 18:38 - Demandez le programme !
Demandez le programme 2008-2009...
mardi 27 janvier 2009
5 février 2009 : l'acquisition du langage
Par Philippe le mardi 27 janvier 2009, 18:02 - Saison 2008-2009
Le
Café-philo aura lieu ce mois-ci dans le cadre d'une série d'ateliers,
conférences et autres réjouissances autour du thème de la petite
enfance.Petite enfance à Eaubonne
mardi 18 novembre 2008
Semaine de la solidarité internationale
Par Gaëlle le mardi 18 novembre 2008, 10:15 - Collatéraux
L'association Ulysse s'associe cette année à la Semaine de la solidarité internationale à Eaubonne. L'événement se déroulera les 21 et 22 novembre 2008, à l'Orangerie, avenue de l'Europe, 95600 Eaubonne.
- Vendredi 21 à 20h15 : apéritif solidaire, suivi d'un débat sur les agricultures du monde et le scandale de la faim. - Samedi 22 de 10 à 18h : expositions et découvertes. L'association Ulysse sera heureuse de vous offrir une tasse du café El Futuro, premier café du commerce équitable transformé dans son pays d'origine, la Colombie, ce qui permet au producteur de conserver environ 33% du prix de vente.
Venez nombreux ! Ulysse
samedi 15 novembre 2008
Les 1000 de Cachan, version 2008
Par Philippe le samedi 15 novembre 2008, 14:07 - Collatéraux
Rappelez vous, C’était il y a deux ans, le plus grand squat de France a été évacué par les forces de l’ordre, le maire de Cachan a ouvert son gymnase pour accueillir toutes ces familles ...
vendredi 14 novembre 2008
Se nourrir, un luxe ? les bases du débat
Par Philippe le vendredi 14 novembre 2008, 17:31 - Saison 2008-2009
Avec Gilles LEMAIRE, membre du bureau d’Attac France
Au printemps de cette année, le Banque Mondiale (BM) sonne l’alarme. Des émeutes de la faim déferlent dans plusieurs pays pauvres : Haïti, la Côte d’Ivoire, l’Egypte, l’Ethiopie, les Philippines, l’Indonésie... Le gouvernement Haïtien est ainsi renversé.
Pour cela, la BM ne voit qu’une solution : une aide d’urgence de 1 milliard de dollars aux pays du Sud. Et les prévisions sont pessimistes.
Aujourd’hui, avec le crack boursier et les fonds accordés aux établissements financiers, cette aide n’a toujours pas été versée.
Quelle est l’ampleur de cette crise alimentaire ?
Quelles sont les causes de ce « tsunami » de la malnutrition ?
Comment peut-on en stopper les effets ?
Quelles sont les alternatives aux pratiques actuelles pour éviter la faim dans le monde ?
Au débat du printemps, la BM recensait 852 millions de personnes souffrant de la faim et de carences alimentaires graves. A ce jour, c’est près d’1 milliard de personnes touchées par ce fléau.
Pour 2/3 d’entre eux, il s’agit de paysans.
Les victimes de cette crise vivent dans des pays qui dépendent de l’importation
alimentaire.
Quelques exemples de l’augmentation du prix des denrées
alimentaires :
Le prix du riz a été multiplié par 2 au Sri Lanka et en Côte d’Ivoire et de 17
% en Inde au cours de l’année.
Au Mexique, en février 2008, le prix du maïs est multiplié par 4.
Quelles en sont les raisons :
1.La terre s’appauvrit. L’humus des sols diminue de façon préoccupante. La terre est donc de moins en moins fertile. Cela est dû à l’industrialisation de l’agriculture, aux raisons climatiques et à l’utilisation intensive de pesticides et herbicides.
2.Le réchauffement climatique. Aujourd’hui, plus personne ne peut nier le réchauffement de la planète dû aux Gaz à Effet de Serre (GES), le dernier rapport du GIEC par exemple en atteste. Même si les nations tenaient leurs engagements en matière de réduction de ces GES (diminution de 5,2 % d’ici 2012) , la température augmenterait au moins de 2 à 3 degrés durant ce siècle, entraînant la montée des eaux et l’inondation de grandes plaines comme celle du Bangladesh ainsi que la désertification d’autres régions du monde. La prochaine conférence sur le climat aura lieu en décembre prochain à Postdam en Pologne. Ce sera l’occasion d’un contre sommet organisé par le mouvement écologique mais la conférence la plus attendue est celle de 2009 où il sera question du renouvellement du protocole de Kyoto. Nous verrons alors si les Etats Unis sont prêts à faire des concessions.
3.La production des agro carburants comme l’éthanol qui viennent en diminution des surfaces cultivées pour les besoins alimentaires.
4.L’apparition d’une classe moyenne dans les pays dits émergents dont les habitudes alimentaires évoluent vers une alimentation carnée plus importante, d’où une demande plus forte. Rappelons qu’il faut 6 à 10 protéines végétales pour obtenir une protéine animale.
5.La spéculation financière. Suite à la crise de l’immobilier et son corollaire avec les prêts bonifiés appelés subprimes, les matières premières sont devenues une valeur refuge pour les investissements boursiers. Par exemple, les transactions sur les matières premières passées sur la bourse américaine atteignaient respectivement 13 milliards de dollars en 2003 et 260 milliards en 2008. Ce qui a bien sûr provoqué une augmentation des prix des matières premières et en particulier des céréales.
6.La constitution de stocks de céréales par certains pays, mais aussi par des entreprises agroalimentaires notamment en vue de spéculer sur ces produits.
7.Enfin, la destruction des agricultures vivrières remplacées par une agriculture vouée à l’exportation : café, cacao... C’est la BM et le FMI qui ont impulsé cette politique afin que les pays pauvres puissent rembourser leur dette. Notons que cette dette est déjà largement remboursée du fait des intérêts payés et que l’aide au développement ne couvre même pas les intérêts du remboursement de ladite dette. Cette politique est relayée par l’Organisation Mondiale du Commerce, laquelle prône la suppression des barrières douanières et la libéralisation des échanges (accords bilatéraux). Ainsi, les produits (fortement subventionnés) importés d’Europe ou des Etats-Unis sont moins chers que les productions locales.
Par conséquent, les causes de la crise alimentaire sont structurelles, et l’ensemble de ces crises (alimentaire, écologique, financière...) sont de plus imbriquées ensemble.
En juin, il y a eu une baisse des prix agricoles sur les marchés, mais ces mouvements de yoyo sur les prix ne permettent pas une politique agricole à long terme. Si les prix à la consommation augmentent, le prix d’achat aux agriculteurs diminue. C’est le cas en France notamment.
Quelles pistes pour endiguer cette crise ?
Revenir à la souveraineté alimentaire,
Une alimentation proche des populations pour réduire les effets négatifs sur
l’environnement (transports),
Reconquérir des surfaces agricoles pour l’alimentation, et donc mettre un coup
d’arrêt aux agro carburants,
Respecter les sols et revenir aux différentes techniques agricoles favorisant
la biodiversité.
Voici quelques réponses structurelles. Mais elles ne permettent des changements
que sur le long terme.
Dans l’immédiat, il faut :
Stabiliser les cours des produits agricoles et donc interdire les marchés à
terme sur ces produits,
Sortir l’agriculture de l’OMC. Celle-ci ne doit pas être soumise aux règles du
libre échange,
Débarrasser les pays pauvres du poids de la dette (voir les revendications du
CADTM)
samedi 25 octobre 2008
Rencontre avec Rabah Ameur-Zaïmeche
Par Philippe le samedi 25 octobre 2008, 18:01 - Collatéraux
Le cinéma Les Toiles de St Gratien organise une grande journée à ne pas
rater, le
DIMANCHE 2 NOVEMBRE A 14 H
autour de la
trilogie RABAH AMEUR ZAIMECHE
Au programme
14 H : Projection de DERNIER MAQUIS suivie d'une rencontre avec le réalisateur
18 H : Projection de WESH WESH, QU'EST-CE QUI SE PASSE?
20 H : Projection de BLED NUMBER ONE
Tarif pour les 3 films : 9 euros
Cinéma Les Toiles
Place François Truffaut
95210 Saint Gratien
Renseignements : 01 34 28 27 96
Accès : RER C (direction Pontoise ou Montigny Beauchamp) Station St
Gratien
A 15 (direction Cergy Pontoise) sortie Saint Gratien
vendredi 24 octobre 2008
La crise alimentaire
Par Philippe le vendredi 24 octobre 2008, 17:41 - Saison 2008-2009
La crise s'étend au monde entier. La crise financière, partie du secteur immobilier aux Etats-Unis, a gangrené peu à peu l'ensemble du système bancaire mondial. Elle s'ajoute aux menaces contre tous les secteurs essentiels à la vie humaine, depuis le logement jusqu'à la santé, l'alimentation et le climat. Cette crise globale est accentuée par la généralisation de la spéculation à toute activité, à toute ressource et à la vie elle-même.
En moins de deux ans, le riz, le blé, le maïs, base de l'alimentation d'une
majorité de la population mondiale, ont vu leurs prix s'envoler. On nous dit
que c'est la faute aux Chinois, aux Indiens, aux Brésiliens, qui veulent manger
trois fois par jour. Peut-on croire que la hausse de la demande peut provoquer
une poussée aussi brutale des prix en l'espace de quelques mois ? En
réalité, au fur et à mesure que les gérants de fonds de placement ont pris
conscience que les titres financiers qu'ils possédaient risquaient d'être
dévalorisés par la crise boursière, ils ont cherché des "valeurs refuges" comme
les matières premières et les denrées alimentaires. En effet les prix de ces
produits n'ont, à long terme, que peu de risques de baisser, parce que leur
demande aura, dans l'avenir, tendance à augmenter. Cette tendance de fond s'est
transformée en mouvement brutal qui frappe avec violence les populations les
plus fragiles. Sur le continent africain et dans certaines parties de l'Asie,
des émeutes de la faim ont commencé à éclater. En effet, les populations de ces
pays sont à la merci de hausse de prix du fait de la politique du Fonds
Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale. Cette politique a
consisté à imposer la suppression des subventions sur les denrées de base et
l'affectation des meilleures terres à des cultures d'exportation au détriment
des cultures vivrières. Aujourd’hui, les prix ne sont plus régulés, à cause de
la libéralisation décidée par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
Circonstance aggravante : le monde va se trouver prochainement en panne de
pétrole et de gaz. Au lieu de commencer à réviser nos modes de transport et nos
systèmes énergétiques, la course aux agrocarburants est engagée. Les
multinationales qui se sont emparées des ressources fossiles et les grands
propriétaires terriens ont choisi : plutôt faire des profits en produisant
de l'éthanol et du diester à base de plantes que de laisser les populations se
nourrir. La spéculation sur la terre a donc un bel avenir devant elle !
!!!Pour endiguer la catastrophe qui s'annonce,
quelles sont les alternatives ?
Nous vous invitons à en débattre avec nous
au Café Philo à l'initiative des associations Ulysse et ATTAC 95 Sud
Le Jeudi 6 novembre à 20h30
Au Centre Culturel d'Eaubonne, L'Orange Bleue,
7 rue Jean Mermoz, 95600 EAUBONNE
avec Jacques Cossart,
membre du conseil scientifique d'ATTAC FRANCE
Pour plus d’informations : ATTAC Val d'Oise Sud
Espace Nelson Mandela 82 Bd du général Leclerc 95100 Argenteuil
Tél : 06 67 50 69 58 , Courriel : attac95sud@attac.org
Site internet : www.local.attac.org/attac95sud
lundi 20 octobre 2008
Où est-ce qu'on mange ce soir ?
Par Philippe le lundi 20 octobre 2008, 19:26 - Saison 2008-2009
Sur le site web de la Banque Mondiale, on peut lire que "Le Groupe de la Banque mondiale a lancé un mécanisme de financement rapide doté de 1,2 milliard de dollars ... afin d’accélérer les apports d’aide aux pays qui en ont le plus besoin. Le GFRP a approuvé et commencé à décaisser, en date du 16 octobre 2008, 193 millions de dollars pour des projets dans 20 pays. Trois projets de 27 millions sont en cours d'approbation. 663 millions de dollars supplémentaires sont en cours d’affectation pour des programmes dans 11 autres pays."
On est impressionné par cette volonté d'intervenir, et nous savons gré à la Banque Mondiale de mobiliser des sommes conséquentes en faveur des crèves-la-faim plutôt qu'en celle des traders... Pour autant, notre enthousiasme est-il bien placé ?
Il faut croire que non, si on lit la presse. Ainsi, l'Express écrit que "les pauvres devraient être la catégorie la plus touchée par la crise économique mondiale", pendant que le gouvernement explique posément en quoi des gens meurent de faim et pourquoi il faut se mobiliser.
Au passage, on remarquera que rien ne nous informe sur les mécanismes qui ont mené à cette crise. Les produits de base flambent, les populations ne sont pas contentes. Et puis ? Où est la nourriture ? Il faut bien que des paysans produisent pour que les gens mangent. On ne fait pas marcher l'agriculture à coups de prêts ou de financements publics.
Selon la FAO, M. Diouf a averti que la réduction de l’aide et le recours à un protectionnisme en réponse à la crise financière mondiale pourraient accroître les probabilités d’une nouvelle crise alimentaire l’an prochain. Et ce, malgré la récolte céréalière record qui est désormais escomptée en 2008.
Le Sommet du G8 au Japon (en juillet 2008) a confirmé la résolution des dirigeants mondiaux d’affronter la sécurité alimentaire mondiale en tant que priorité absolue et a montré une volonté politique croissante d’inverser l’évolution alarmante de la faim dans le monde.
Le CADTM explique bien en quoi la crise alimentaire n'est pas un phénomène nouveau. "La terre, l’eau, les semences… ne sont plus un bien public car elles ont été privatisées," peut-on lire et comprendre.
Tout le monde s'accorde à dire que la planète peut couvrir les besoins alimentaires de tout le monde, mais on continue d'avoir faim au sud. Où est-ce qu'on mange, ce soir ?
dimanche 12 octobre 2008
J'ai mal à l'hôpital : qu'est-ce qui s'est dit ?
Par Philippe le dimanche 12 octobre 2008, 11:35 - Saison 2008-2009
Nous avons tenu le premier café de l'année dans les nouveaux murs de
l'Orange Bleue, pas bien loin de l'Orangerie. Convivial et bien organisé, ce
nouveau lieu nous a séduit. Le débat ne pouvait être que de bonne
qualité...
Thierry de ATTAC a animé la soirée, en compagnie de Guillaume Mathieux (hôpital
Henri Mondor de Créteil) et Maxime Defief (hôpital René Muret de Sevran). Tous
deux ont convenu que la réforme actuelle de l'hôpital en France remonte à 1995,
que M. Juppé a ensuite contribué à l'appliquer et que les textes qui vont être
débattus dans les jours à venir par les députés ne sont pas nouveaux mais
s'inscrivent bien dans une politique de long terme qui vise à faire entrer la
santé dans une logique commerciale de profit.
70% du budget des hôpitaux sont consacrés aux salaires. Le domaine de la santé
étant déficitaire, il est facile de l'organiser selon les règles qui prévalent
dans l'entreprise : trop de salariés, pas assez de profit. La tendance est
donc au rapprochement entre hôpitaux. Dans notre région, c'est Montmorency qui
rejoint Eaubonne par exemple. Il semble que la population ne prend pas vraiment
la mesure de ce que cela implique. Quelques exemples de résistance existent
pourtant, à Carhaix entre autre, où 10.000 manifestants ont protesté dans une
ville de 8.000 habitants.
Mais cette nouvelle organisation s'est soldée en 20 ans par la fermeture de
100.000 lits. La gériatrie est un domaine particulièrement malmené : les
unités de soins palliatifs rapportent beaucoup d'argent, mais on n'hésite pas à
déplacer un patient vers une autre unité s'il vit trop longtemps...
Cette logique financière s'applique bien sûr à tous et y compris ceux qui ne
peuvent pas payer. Sans moyens, de nombreux malades ne peuvent accéder aux
urgences et aux médecins. Les personnes ne disposant pas de mutuelle sont donc
laissées de côté. La santé et bel et bien devenue une marchandise.
Les questions qui se posent sont simples : est-il utile de garder deux
blocs opératoires ouverts la nuit à Argenteuil et à Montmorency ?
Qu'économise-t-on en en fermant un ? Ce genre de questions, et surtout les
réponses qu'elles entraînent vont amener 20.000 suppressions de postes en 2009.
50% des maternités ont déjà fermé en France ces dernières années selon une
logique ne reposant plus sur la qualité des soins mais sur la maîtrise de la
masse salariale.
Il existe encore des hôpitaux qui fonctionnent avec trois équipes, mais de
moins en moins. On demande au personnel d'être présent plus longtemps, on ne
reconnaît plus la qualité du travail effectué, on manque de temps pour
accomplir un travail où l'humain joue un rôle essentiel. Actuellement, il y a
en moyenne deux aides soignantes pour 50 patients. En pourrissant la situation,
on prépare la population à accepter une privatisation de la santé selon le
vieil adage : qui veut tuer son chien l'accuse d'avoir la rage.
A l'issue de cet exposé édifiant s'instaure un débat avec le public.
Une première question porte sur le déplacement des actes du public au privé.
Comment cela va-t-il se faire ?
Cela ne va pas se faire, répond un des intervenants, c'est déjà fait ! 80%
de la chirurgie est privée, y compris au sein des hôpitaux publics. On utilise
les structures publiques pour faire travailler des chirurgiens qui pratiquent
des dépassements d'honoraires de façon systématique.
Quid des médecins de ville et de leurs honoraires ? Les gens vont-ils aux
urgences parce qu'ils n'ont pas les moyens de payer un médecin en ville ?
Les tarifs conventionnés bénéficient de la garantie de la Sécu. 22 euros pour
une consultation chez un généraliste et 30 euros pour un spécialiste, c'est la
base. Mais beaucoup de médecins ne sont plus conventionnés et pratiquent des
honoraires libres. Les kinés par exemple, sont de moins en moins conventionnés.
On pourrait penser qu'à l'hôpital on développe des services de kiné pour les
patients qui n'ont pas les moyens de se payer une mutuelle. C'est l'inverse qui
a lieu, on préfère encourager les kinés à exercer en ville. Il ne s'agit pas de
stigmatiser les kinés, car on assiste au même phénomène dans tous les
domaines : médecins, infirmières, toutes les professions de la santé
fuient l'hôpital public. Cela a des conséquences catastrophiques puisque
maintenant, seules les urgences sont devenues le dernier refuge des miséreux
qui n'ont plus accès aux services de soins traditionnels.
Quelqu'un remarque que la fusion Eaubonne-Montmorency date de 1998, et que rien
n'y a fait, ni les mobilisations, ni les manifestations. Toutes les activités
de Montmorency sont transférées à Eaubonne. Il était prévu des travaux à
Montmorency mais le sous-sol n'est pas stable. Les travaux ont donc été arrêtés
mais pas le paiement de l'entrepreneur qui a reçu 300.000 euros chaque mois.
2.500 accouchements étaient pratiqués par an à Montmorency, on continue
d'ailleurs d'y accoucher en ce moment. Mais le transfert de ce service à
Eaubonne reste quand même d'actualité. On sait qu'à terme Montmorency sera
fermé. Au Conseil d'Administration les débats sont rudes. Le transfert de la
maternité est passé par 9 voix contre 6 et 3 abstentions... A plus long terme,
Eaubonne sera en concurrence avec Argenteuil. Qui mangera l'autre ?
Une question se pose à propos des conséquences psychologiques de ces nouvelles
façons de travailler. Les encadrants en gériatrie ont de plus en plus recours
aux couches pour régler le problème de l'incontinence des personnes âgées.
Quelqu'un qui demande à aller aux toilettes et qui ne peut y aller seul se
retrouve avec une couche. Sa dignité est bafouée, et le personnel n'y peut
rien, compte tenu qu'il est en sous-effectif.
La réponse est claire : sur les couches, il y a un indice de saturation.
Tu n'as pas assez fait pipi, tu gardes ta couche ! La logique exigée à
l'hôpital amène le personnel à assurer des actes techniques exclusivement. On
laisse de côté la dignité et on laisse le patient dans sa dépendance à autrui.
Tout au plus peut-on demander aux familles de pallier les manques du
personnel... puisqu'on ne peut même plus aider un malade atteint de Parkinson à
manger. On lui confie deux cuillères pour manger sa soupe.
Quelqu'un s'interroge sur la remarque d'un médecin qui déplore qu'on en arrive
à privilégier une amputation au détriment d'une politique de prévention du
diabète.
La seule réponse qui s'impose : ne tombez pas malade ! Il n'y a plus
de politique de prévention, ni dans les écoles ni au niveau de la médecine du
travail. Ce n'est pas rentable.
On demande à nos intervenants ce qu'il en est de la médecine psychiatrique. On
y ferme des lits, on renvoie les patients chez eux (quand ils en ont un !) avec
des pathologies graves.
Il y a 25-30 ans, on donnait beaucoup de médicaments aux malades, puis on a
pris conscience que de vrais soins s'imposaient. On a donc développé une
psychiatrie de relation au malade, avec un taux de réussite satisfaisant. La
politique actuelle nous renvoie 30 ans en arrière, car faute de personnel, on
résoud les problèmes à coup de psychotropes.
De plus, note quelqu'un, les bénéficiaires de la CMU sont souvent refoulés dans
les hôpitaux et dans les pharmacies. De nombreux dentistes et orthophonistes
refusent de prendre en charge les catégories défavorisées de la population. Les
malades accumulent les pathologies alors que la loi est claire là dessus.
Pour conclure, Thierry attire notre attention sur le fait que la France n'est
pas un cas isolé et que c'est toute l'Europe qui est touchée par des réformes
radicales, comme en Allemagne ou en Belgique.
Nous publierons ici très prochainement les informations sur les mouvements en
place pour lutter contre cet état de fait.
Pour en savoir plus :
Collectif national contre les
franchises médicales
La Coordination Nationale des
Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité
Convergence Nationale des Collectifs de Défense
et de Développement des Services publics
vendredi 3 octobre 2008
Groupami
Par Gaëlle le vendredi 3 octobre 2008, 16:10 - Sites amis
Le site GROUPAMI souhaite faciliter les échanges sur les initiatives solidaires, innovantes, alternatives.
Le lien: GROUPAMI
Librairie la 23e marche
Par Gaëlle le vendredi 3 octobre 2008, 15:56 - Sites amis
Située au 48 RUE DU GENERAL DE GAULLE à 95430 AUVERS-SUR-OISE. Des livres, des expos, des rencontres avec des auteurs...
Le site : La 23e marche
jeudi 2 octobre 2008
Entre les murs, avec l'auteur !
Par Philippe le jeudi 2 octobre 2008, 19:45 - Collatéraux
Séverine, du cinéma Les Toiles à St Gratien, communique :
Ce petit mot pour vous informer que la rencontre avec François Bégaudeau vendredi est déjà complète!! Les places ont été vendues en l'espace de quelques heures.
Si vous souhaitez rencontrer François et si votre désespoir est à son comble, sachez qu'il sera mardi 7 octobre à l'espace 1789, cinéma de St Ouen dans le 93, pas dans le 95 mais c'est pas très loin
TEL : 01 40 11 50 23
et mercredi 8 octobre au studio 66 c'est plus loin, c'est à Champigny
TEL : 01 41 77 10 34
Appelez-les vite, hier mercredi 1er octobre il leur restait encore des places!
jeudi 10 juillet 2008
1re Rencontre autour du polar : plus de photos
Par Gaëlle le jeudi 10 juillet 2008, 18:40 - Rencontre autour du polar
mercredi 18 juin 2008
C'était comme ça à la Première Rencontre autour du Polar
Par Philippe le mercredi 18 juin 2008, 19:25 - Rencontre autour du polar
On
pensait passer un bon moment avec nos amis, nos invités et si possible un peu
de public sur un thème fédérateur. On a bien fait de penser ça, vu le succès de
ce 14 juin. Plus de 100 personnes sont passées par l'Orangerie d'Eaubonne, ont
parlé avec les auteurs, ont participé aux débats, ont écouté Eaubonne Jazz, ont
acheté des livres et ont profité du bar.
Toute parée de noir et de jaune en l'honneur des couleurs de la Série Noire, la salle a accueilli en début d'après-midi nos auteurs invités. Tranquille, Didier Daeninckx est arrivé à pied, souriant. Quelques heures plus tard, on a constaté qu'il a bien aimé le contact simple et direct avec des gens qui apprécient ce qu'il écrit.
Eric
Halphen a lui aussi utilisé ses pieds pour rejoindre l'Orangerie (ils habitent
tous Eaubonne ?), il s'est tout de suite intégré au dispositif. Professionnel
un jour, professionnel toujours. Nos deux parrains étaient là, avec juste cette
ponctualité digne des princes qu'ils sont.
Nos autres invités n'ont pas été en reste. Toute la troupe s'est pointée avec suffisamment d'avance pour apprivoiser la salle, s'installer et prendre ses repères. Notre organisation a fait le reste.
Il restait à savoir si des gens, dans
ce pays, s'intéressent encore au polar. Cela s'est vérifié dans les minutes qui
ont suivi l'ouverture de cette Première Rencontre. Sans se précipiter, les
visiteurs ont commencé à affluer, discutant avec les auteurs, feuilletant les
livres, passant d'un stand à l'autre tels les papillons estivaux qui colorent
la nature de douces teintes variées. En d'autres termes, le bizness a bien
fonctionné.
Un premier débat a eu lieu, animé par notre Président, et réunissant Eric Halphen et Didier Daeninckx. Le thème : qu'est-ce que le polar ? A cette question essentielle mais embarrassante, nos intervenants ont répondu que le polar, c'est la question posée à une société qui a de plus en plus affaire à la justice. Chacun de nous, en cette époque moderne, connaît la gendarmerie, la police, le tribunal et tutti quanti pour la simple raison que notre société est judiciarisée. Ce qui n'était pas le cas il y a encore cent ou cent cinquante ans.
Pourtant,
Victor Hugo ou Maupassant ont écrit des polars, à leur façon et en une époque
où ce genre n'existait pas. On peut aussi citer Edgar Poe pour ce qui est de la
littérature policière avec une énigme à résoudre.
De nos jours, le polar est teinté de critique sociale, il sert à mettre en exergue les malfaçons de la société. Agatha Christie est loin, chassée par une écriture acide et en prise avec son temps.
Le débat a occupé nos invités un bon moment, après quoi ils sont retournés user leur stylo derrière leur barricade de livres.
Eaubonne Jazz a pris le relais en
occupant la scène de l'Orangerie avec sa musique cool et détendue. Vibraphone,
contrebasse et batterie ont fait planer sur la salle une atmosphère à la David
Lynch, laissant aux bavards le loisir de parler aux auteurs et aux amateurs de
jazz la possibilité d'écouter une musique de bon aloi et de qualité.
Le public a poursuivi sa promenade parmi les auteurs, ravis de discuter en toute convivialité avec des amateurs et des gens curieux. Pas de bousculade, pas de pression, pas d'émeute...
Est arrivé le second débat, qui a réuni Marie-Claude Devois, Nicolas Jaillet, Pierre Cherruau, Jean-Jacques Reboux, Roland Sadaune, et John-Erich Nielsen. Les auteurs se sont exprimés sur leurs spécificités et leur statut d'auteurs locaux. Sur ce sujet, on a bien compris qu'ils se sentent à l'étroit vis-à-vis des médias. Ces derniers façonnent l'image d'un auteur, et il suffit de dire d'un écrivain qu'il est valdoisien pour le cataloguer à jamais dans un genre qu'il n'approuve pas forcément.
Cela n'est
pas le cas pour Marie-Claude Devois, qui écrit entre autres pour une maison
d'édition locale et qui, dans ce créneau, travaille sur des thèmes
régionaux.
Les autres intervenants se plaignent des médias et de leurs stéréotypes. Ils apprécient en revanche des journées comme celle-ci, dans la mesure où ils peuvent échanger avec un public large et diversifié.
Une spectatrice pose la question du polar américain, qui serait de meilleure facture que le polar français. Il ressort du débat qui s'installe que le marketing des grosses maisons d'édition impose des choix, et des auteurs d'une qualité parfois discutable...
Un aspect du débat porte sur le titre des ouvrages, aspect important du métier. Entre le fond et la forme, l'auteur-éditeur J.-J. Reboux raconte comment "Au bout du chemin" est devenu "Camino 999". On sent que les auteurs tiennent à leur intégrité mais qu'ils sont coincés par la promotion de leurs ouvrages. Le marketing impose des titres percutants, est-ce une compromission de l'admettre ?
Le polar, compte tenu d'une présence
féminine plus que minoritaire, est-il un genre de mec ? La question n'est
pas tranchée, Marie-Claude Devois assure qu'elle devine si un texte est écrit
par une femme ou un homme.
Les auteurs masculins participant au débat sont étonnés par cette question, manifestement ils ne se sont jamais interrogé là dessus. Après quelques interventions, il ressort que les femmes sont plus crues, directes et vraies dans leur écriture. Les hommes seraient ... autres.
A 19 heures, les derniers spectateurs quittent l'Orangerie, nous saluons les
auteurs et nous éteignons les lumières...
Plus de photos
mardi 17 juin 2008
JO 2008. Qu'est-ce qui s'est dit ...
Par Philippe le mardi 17 juin 2008, 18:42 - Saison 2007-2008
On a reçu un type formidable, Alain Cadu, prof d'anglais à Niort et grand érudit en matière de JO. En effet, Alain a passé plusieurs années de passion à retracer les JO antiques et à les mettre en parallèle avec ceux de notre époque.
Première grande surprise : nos JO modernes n'ont rien à envier à leurs antiques racines en matière de marketing et de pouvoir. Pire, les JO antiques n'acceptaient que le vainqueur, le second et le troisième pouvaient disparaître. Etre vainqueur était le but ultime. Celui-là, on lui accordait la belle vie jusqu'à la fin de ses jours.
Par ailleurs, les JO antiques étaient une vitrine formidable pour les Etats et les villes participantes. On présentait des champions qui établissaient la puissance de leur provenance. On songe aux pays de l'est qui participaient aux JO modernes durant la Guerre Froide...
Alain Cadu nous a également entretenu du fait que les JO antiques ont duré légèrement plus longtemps que nos Jeux modernes : 291 éditions entre 776 avant JC et 393 de notre ère, soit quand même plus de 1000 ans de Jeux sans jamais aucune violation du site, malgré les guerres.
Dans l'antiquité, les Jeux ont eu lieu à Olympie bien sûr, mais aussi à Delphes, Némée, Corynthe et Athènes. C'est à Olympie que se déroulaient les Jeux Olympiques à proprement parler. Là se réunissaient quelques 50.000 spectateurs, masculins pour l'essentiel, venant de contrées parfois lointaines. Les femmes a priori étaient exclues du public et des épreuves, mais les femmes de mauvaise vie fréquentaient le site, et quelques épreuves ont été ouvertes au sexe faible, dédiées à Era.
La nudité des athlètes a été admise rapidement, le climat et la civilisation de l'époque n'y accordant aucun intérêt. Ne participaient aux épreuves que les aristocrates, et le premier recevait une couronne tressée de laurier ou d'olivier comme récompense sur le terrain...
Les compétitions étaient centrées autour de l'athlétisme, de la lutte et des courses de chars. Les stades n'étaient pas circulaires comme aujourd'hui, les athlètes devaient donc courir en ligne droite, passer une borne et revenir à fond de train. Quant aux lutteurs, c'était parfois la mort de l'adversaire qui déterminait le vainqueur. Ainsi, Arachion est le premier lutteur mort a avoir été proclamé vainqueur : son adversaire a fait le signe aux juges de son abandon alors qu'il avait étranglé le pauvre Arachion...
On peut penser que la tricherie est un signe moderne des JO, il n'en est rien. Le pire tricheur a été Néron, l'empereur Romain, qui a participé aux JO avec 6 victoires gagnées en maltraitant le règlement des Jeux.
A cette époque, les Jeux n'étaient plus grecs, mais romains. Les empereurs voulaient marquer de leur empreinte la tradition des Jeux.
C'est le christianisme qui a mis fin aux Jeux, en 393, parce que païens. Il reste des foules de sculptures, souvent démembrées mais bien réelles qui témoignent de l'importance des Jeux. Souvent, la sculpture et la peinture ont pris comme modèle les athlètes des JO.
C'est en 1900 que les premières athlètes féminines sont entrées dans les Jeux modernes, c'est-à-dire lors de la deuxième olympiade. En toute logique, si l'on s'en tient au principe antique, les JO modernes devraient se tenir tous les quatre ans au même endroit, sur un site marqué par les valeurs sportives et religieuses.
Alain Cadu prépare un livre sur cette histoire tumultueuse et passionnante, nous ne manquerons pas de vous faire part de sa parution.
Merci à Colette pour ses notes.
mardi 20 mai 2008
29 mai : on en parle sur 98,0 FM
Par Gaëlle le mardi 20 mai 2008, 22:18 - Rencontre autour du polar
Le 29 mai, idFM Radio Enghien (98,0 FM) reçoit Jean-Jacques Reboux (éditeur
et auteur), Roland Sadaune (auteur) et Alain Mornac (président de l'association
Ulysse) à l'occasion de la Première Rencontre
autour du polar d'Eaubonne.
L'émission s'intitule "En direct avec vous", horaire de diffusion : de
9h15 à 10h
Tous à vos postes !
samedi 12 avril 2008
3 avril 2008 : qu'est-ce qui s'est dit ?
Par Philippe le samedi 12 avril 2008, 19:49 - Saison 2007-2008
Une nouvelle fois, Laurent Bonelli nous a épaté avec une analyse limpide du concept d'insécurité.
dimanche 23 mars 2008
Un peu d’étymologie et d’histoire des mots…
Par Philippe le dimanche 23 mars 2008, 09:02 - Saison 2007-2008
Les mots ont leur importance, il est utile d'en connaître l'origine et leur signification...
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