Jamais l'information n'a été aussi largement
partagée et accessible : une bavure policière quelque part ? On en a
connaissance dans l'heure qui suit. Une personnalité politique qui
dérape ? Le monde entier en est informé aussitôt. Nous vivons donc dans le
meilleur des mondes médiatiques possible. Quoique...
De quelle information parlons-nous ? Etre informé, ça veut dire quoi ? Recevoir une avalanche de faits lorsqu'on allume la télé ou qu'on se branche sur le net. Et alors ? On en fait quoi, des émeutes, des séismes, des déraillements en tout genre ? De fait, oui nous sommes informés, rien ne nous échappe. Mais évidemment tout nous échappe. Typique de ce principe "savonnette" : les bandeaux qui défilent en bas de l'écran des chaînes d'info. On tente de comprendre ce qui se passe en haut de l'écran tout en lisant ce qui défile en bas. On en retient quoi ? On analyse quoi ? Où est l'info, puisqu'il y'en a des dizaines qui nous agressent en permanence ?
Voila pour le côté apparent du système. Quid des coulisses ?
Qui possède les médias, télé, journaux, sites web ? Quel propriétaire d'un bien aussi sensible n'aurait pas la tentation d'influencer quelque peu le contenu de ce bien ?
Qui travaille dans les médias ? Les journalistes appartiennent-ils à une classe sociale indépendante, objective et vierge ?
Avec qui travaillent les acteurs de ce monde ? Un investigateur peut-il connaître le milieu qu'il étudie sans s'y intégrer ? Quelle est sa marge de liberté dès lors qu'il côtoie au plus près son sujet ?
Autant de questions qui seront débattues ce jeudi 3 décembre 2009 à l'Orange bleue, 7 rue Jean Mermoz, Eaubonne, dès 20h30.
Nous recevons Aline Paillet, qui connaît bien le monde des médias.