Ulysse, débats à Eaubonne

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mardi 17 juin 2008

JO 2008. Qu'est-ce qui s'est dit ...

On a reçu un type formidable, Alain Cadu, prof d'anglais à Niort et grand érudit en matière de JO. En effet, Alain a passé plusieurs années de passion à retracer les JO antiques et à les mettre en parallèle avec ceux de notre époque.

Première grande surprise : nos JO modernes n'ont rien à envier à leurs antiques racines en matière de marketing et de pouvoir. Pire, les JO antiques n'acceptaient que le vainqueur, le second et le troisième pouvaient disparaître. Etre vainqueur était le but ultime. Celui-là, on lui accordait la belle vie jusqu'à la fin de ses jours.

Par ailleurs, les JO antiques étaient une vitrine formidable pour les Etats et les villes participantes. On présentait des champions qui établissaient la puissance de leur provenance. On songe aux pays de l'est qui participaient aux JO modernes durant la Guerre Froide...

Alain Cadu nous a également entretenu du fait que les JO antiques ont duré légèrement plus longtemps que nos Jeux modernes : 291 éditions entre 776 avant JC et 393 de notre ère, soit quand même plus de 1000 ans de Jeux sans jamais aucune violation du site, malgré les guerres.

Dans l'antiquité, les Jeux ont eu lieu à Olympie bien sûr, mais aussi à Delphes, Némée, Corynthe et Athènes. C'est à Olympie que se déroulaient les Jeux Olympiques à proprement parler. Là se réunissaient quelques 50.000 spectateurs, masculins pour l'essentiel, venant de contrées parfois lointaines. Les femmes a priori étaient exclues du public et des épreuves, mais les femmes de mauvaise vie fréquentaient le site, et quelques épreuves ont été ouvertes au sexe faible, dédiées à Era.

La nudité des athlètes a été admise rapidement, le climat et la civilisation de l'époque n'y accordant aucun intérêt. Ne participaient aux épreuves que les aristocrates, et le premier recevait une couronne tressée de laurier ou d'olivier comme récompense sur le terrain...

Les compétitions étaient centrées autour de l'athlétisme, de la lutte et des courses de chars. Les stades n'étaient pas circulaires comme aujourd'hui, les athlètes devaient donc courir en ligne droite, passer une borne et revenir à fond de train. Quant aux lutteurs, c'était parfois la mort de l'adversaire qui déterminait le vainqueur. Ainsi, Arachion est le premier lutteur mort a avoir été proclamé vainqueur : son adversaire a fait le signe aux juges de son abandon alors qu'il avait étranglé le pauvre Arachion...

On peut penser que la tricherie est un signe moderne des JO, il n'en est rien. Le pire tricheur a été Néron, l'empereur Romain, qui a participé aux JO avec 6 victoires gagnées en maltraitant le règlement des Jeux.

A cette époque, les Jeux n'étaient plus grecs, mais romains. Les empereurs voulaient marquer de leur empreinte la tradition des Jeux.

C'est le christianisme qui a mis fin aux Jeux, en 393, parce que païens. Il reste des foules de sculptures, souvent démembrées mais bien réelles qui témoignent de l'importance des Jeux. Souvent, la sculpture et la peinture ont pris comme modèle les athlètes des JO.

C'est en 1900 que les premières athlètes féminines sont entrées dans les Jeux modernes, c'est-à-dire lors de la deuxième olympiade. En toute logique, si l'on s'en tient au principe antique, les JO modernes devraient se tenir tous les quatre ans au même endroit, sur un site marqué par les valeurs sportives et religieuses.

Alain Cadu prépare un livre sur cette histoire tumultueuse et passionnante, nous ne manquerons pas de vous faire part de sa parution.

Merci à Colette pour ses notes.

samedi 12 avril 2008

3 avril 2008 : qu'est-ce qui s'est dit ?

Une nouvelle fois, Laurent Bonelli nous a épaté avec une analyse limpide du concept d'insécurité.

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dimanche 23 mars 2008

Un peu d’étymologie et d’histoire des mots…

Les mots ont leur importance, il est utile d'en connaître l'origine et leur signification...

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vendredi 7 mars 2008

6 mars : qu'est-ce qui s'est dit ?

On a reçu deux intervenants de qualité ce jeudi. Vous avez donc raté une belle soirée au cours de laquelle un débat de haute tenue a eu lieu.

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Qu'a à dire Laurent Bonelli ?

Sociologue, L. Bonelli écrit régulièrement dans Le Monde Diplomatique, Manière de Voir ou sur le site www.conflits.org. Il a publié également quelques ouvrages, dont vous trouverez les références en fin de billet.

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lundi 3 mars 2008

La France a peur !

C'est le titre du nouveau livre de Laurent Bonelli, et le thème qu'il développera en notre compagnie.

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mardi 19 février 2008

Retrouvez Frédérick Pocquet !

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« Ses thèmes de prédilection ? L’enfant, la femme, l'homme dans toute son ambivalence, ses failles et sa fragilité. Une langue sans artifice, concise, où la juxtaposition des vocables fait sourdre en permanence l'image poétique. La matière est là, en attente d'être exploitée pour le plus grand bonheur de ceux qui découvriront, un jour, un certain Frédérick Pocquet... »
Chorus, Les Cahiers de la Chanson

Les 21 et 22 mars 2008 à 20H30
Avec Emilie Duchesne (flûte traversière, percussions et bulles de savon) et Laurent Thillier (guitare)
A l'Essaïon
6, rue Pierre-au-Lard
75004 Paris
Tarifs : 17,5 € tarif plein ou 11,5 € tarif adhérent (réserver)

Culture en exil : qu'est-ce qui s'est dit ?

Quelques pistes de réflexion suivies au cours de cette belle soirée en présence de Kazem Shahryari...

L'homme Kazem Shahryari a créé l'Art Studio Théâtre (120 rue Haxo, Paris 19e) et anime des ateliers de poésie dans les collèges et les lycées. Il s'intéresse aux langues (en parle 7), à l'histoire, à la culture, à l'art... Il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre, de nouvelles, de poèmes...

Son engagement Au cours des ateliers d'écriture, il cherche à transmettre son expérience, à présenter des possibilités insolites aux jeunes pour leur montrer que beaucoup de choses sont possibles si on le décide. « On ne peut pas apprendre à quelqu'un mais on peut apprendre de quelqu'un, on ne peut pas être le maître de quelqu'un mais on peut être le disciple de quelqu'un. »

L'Iran Avant de quitter son pays, Kazem Shahryari est arrêté une vingtaine de fois sur des scènes de théâtre. Il est aujourd'hui condamné à mort en Iran. La littérature iranienne est surtout constituée de poésie et comporte très peu de prose. La poésie est dans le peuple, même les analphabètes connaissent des vers par coeur. Les Iraniens sont imprégnés de la beauté délicieuse et farouche de leur langue. L'Iran ne connaissait pas l'islam, c'était un pays païen qui ne vénérait pas ses religieux. L'emprise de l'islam est le résultat de la stratégie anglo-saxonne de créer une ceinture verte anti-communiste, d'utiliser la religion comme une arme aveugle. Mais cette ceinture verte réclame aujourd'hui un pouvoir indépendant.

L'histoire « On ne peut pas cracher sur ses racines. Je ne suis qu'une branche, des crimes sont enterrés sous les racines de mon arbre. » On porte la responsabilité de son passé. L'oubli du passé présage des tragédies à venir. Si l'on perd un maillon de l'histoire, on laisse à d'autres la possibilité de manipuler cette dernière. Il ne faut pas laisser le mensonge et l'hypocrisie s'installer.

La violence Kazem Shahryari a été brutalisé à l'occasion de ses arrestations. Une expérience qui l'a profondément marqué. Il a alors décidé de ne plus jamais frapper le premier. Et s'est attaché à la nécessité d'isoler la violence, la manipulation, pour les comprendre, les analyser.

Le combat de la poésie La chose la plus importante dans la vie, c'est la liberté, le bonheur et le plaisir d'inventer l'instant suivant, de devenir maître son destin, de pouvoir choisir son avenir. C'est là le coeur de la poésie, de la création. L'acte créatif agit alors comme un médicament. L'engagement de l'artiste, c'est son honnêteté, un effort quotidien. C'est de ne pas se laisser manipuler, de tenter de constituer un contre-pouvoir face à un pouvoir organisé, par exemple à travers la création de comités de vigilance. Mais la création a besoin d'un respect politique pour s'épanouir (dans le sens d'une organisation de la cité). Or ce respect est remis en cause par la fragilisation du statut des intermittents, le retrait de subventions... Comment créer une pièce de théâtre si l'Etat se retire ? L'art devient alors un commerce. On assiste à la mise en route d'une dégénérescence de la culture à travers une politique anticulturelle, qui ne respecte pas les artistes.

Pour finir « Un bon artiste est un exilé capable de se créer un 2e exil en exil. »

mardi 12 février 2008

6 mars 2008 : des fleurs qui meurent

Le suicide est la seconde cause de mortalité chez les ados, si on en croit la presse. Qu'est-ce qui pousse les jeunes à chercher la mort à un âge où la vie est pleine de promesse ?

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mardi 5 février 2008

De quoi-t-est-ce ?

Poète, dramaturge, metteur en scène, Kazem Shahryari a interrompu son travail en faveur de la liberté à Téhéran et l'a repris en faveur de la liberté… à Paris.

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samedi 12 janvier 2008

Fabliaux et Chants Renaissance le 19 janvier

Polyphonies Renaissance et fabliaux combleront ce début d'année morose.

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jeudi 27 décembre 2007

Dépollution printanière : quelques outils !

En mai prochain sera organisé un café-débat 'Polluer plus pour gagner plus ?" et nous comptons d'ores et déjà sur la présence de tous les dépollueurs, qu'ils soient "professionnels" ou... "en herbe" !...

Deux adresses parmi bien d'autres pour un débrousaillage préalable :

http://www.unep.org/geo/geo4. Vous trouverez notamment sur ce site le dernier rapport sur "L'avenir de l'environnement mondial" du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) ;

http://www.ipcc.ch/press. Le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) donne accès au rapport de synthèse qui a servi de base aux travaux de la Conférence des Nations unies sur le climat organisée à Bali les 3 et 4 décembre derniers.

Vous pouvez en outre accéder à un débat autour de l'article de décembre 2007 intitulé "Faut-il brûler le protocole de Kyoto ? sur le blog du journal Le Monde diplomatique, à partir de ce lien : http://blog.mondediplo.net/-En-debat-.

A très bientôt !

samedi 15 décembre 2007

13 décembre 2007 : qu'est-ce qui s'est dit ?

Cette question a fait son apparition au Café-débat du 13 décembre 2007...

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dimanche 9 décembre 2007

Concert le 30 décembre

Finissez l'année en beauté !

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vendredi 7 décembre 2007

De quoi-t-est-ce ?

On se plaint toujours de ne plus avoir le temps. Ça tient à quoi ?

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vendredi 9 novembre 2007

8 novembre 2007 : qu'est-ce qui s'est dit ?

Ce soir, une soixantaine de personnes sont venues assister au Café.

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lundi 5 novembre 2007

8 novembre 2008 : Plaisir & Dépendance

Il nous est arrivé de boire trop lors d'une fête, c'est vite corrigé en général.

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vendredi 5 octobre 2007

4 octobre 2007 : qu'est-ce qui s'est dit ?

La souffrance dans le cadre professionnel, on appelle cela les risques psycho-sociaux.

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mardi 2 octobre 2007

4 octobre 2007 : la souffrance au travail

La presse a beaucoup parlé des cadres de l'industrie automobile qui se sont suicidé.

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samedi 1 septembre 2007

Année 2007-2008

Polar

Vous avez loupé le 14 juin ?

la Première Rencontre autour du polar a eu lieu à Eaubonne

Octobre 2007 La souffrance au travail : on en a parlé.

Novembre 2007 Alcool, du plaisir à la dépendance : on en a parlé aussi !

Décembre 2007 Pourquoi on n'a plus le temps ? ... mais peut-être l'avez-vous ? Pour autant, n'oublions pas combien les différents espaces privés et publics dans lesquels nous nous situons nous rappellent quotidiennement que la majeure partie des individus qui évolue au sein de l'espace social semble ne plus avoir le temps. Peut-on espérer un temps retrouvé ? On en a parlé

19 janvier 2008 Fabliaux et chants de la Renaissance

7 février 2008 Kazem Shahryari : La culture en exil. On en a parlé. Animation musicale : Frédérick Pocquet et ses musiciens

6 mars 2008 Des fleurs qui meurent. On se suicide à tous âges, mais voir un jeune mourir par choix personnel est intolérable. On n'a parlé de rien d'autre.

3 avril 2008 Carte blanche à Laurent Bonelli : c'est qui celui-là ?, La France a peur !

15 mai 2008 Polluer plus pour gagner plus. Ce Café a hélas été annulé au dernier moment... On le reprogramme l'année prochaine.

5 juin 2008 JO 2008, que reste-t-il de l'idéal ? On n'a parlé que de ça !

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